Même si les jours n’ont pas tenu leurs promesses Même si les nuits ont refusé la tendresse Nous passerons bien au-delà des miradors Tendus vers les bras de l’automne qui s’endort La fatigue a parfois mué nos rêves en pleurs Quand la lenteur des ans couvre les sentiments Ne soyons pas moqueurs de nos regrets voleurs A de nombreux amants, il faut dire souvent Qu’ils s’aiment, qu’ils s’aiment La vanité des serments déverse des tourments Moralité des humains déchire les romans Nous passons au travers des coups et des revers Pourvu que les regards se resserrent en hiver La page qui se fige, la mort qui se défile N’ont jamais pu maudire les mots que l’on désire Entendus dans le vent, hurlés sur les vivants Si vous êtes patientes, vous saurez que le temps Vous aime, vous aime Maintenant je vous dois de saigner la vertu De soigner l’innocence et souiller l’amertume Renier ce qui doit, étendre notre loi La force des amants est de grandir par foi Nous avons passé l’heure et le cadran du temps Cette raison de vivre, il faut un jour le dire Cet aveu qui me lie, au-delà du récit C’est à vous qu’il s’adresse, à vous ô mon hôtesse Je vous aime, je vous aime
Les grandes dames, ne sont pas seulement filles de roi Inspiratrices, conspiratrices, impératrices Les grandes dames, ne sont pas seulement filles de bourgeois Fières et superbes, comblées dans tous leurs apparats
Les grandes dames, moi je les vois au fond de toi Celle qui se cache, croule sous les tâches et souris quelquefois Les grandes dames ont le regard qui mène au combat Princesses ou pas, elles affrontent, prennent de coups bas, Personne ne le voit
Les grandes dames ne sont pas seulement divas, Paillettes, sihlouettes à perdre la tête Les grandes dames ne sont pas seulement femmes au pouvoir Comme des hommes enivrés de coups de butoir
Les grandes dames, moi je les vois Place de Mai Comme des folles, un cri sans voix pour toute éternité Les grandes dames ont trop subi, de Belfast à Grozny Devant les tirs, elles ont osé, elles sont la vérité
Les grandes dames, faut qu'on les voit, faut qu'on les aime Comme des femmes, comme des mères, comme des reines Et nous les hommes, qu'on prenne en elles Cette promesse, cette caresse L'amour offert au monde, L'amour donné dans l'ombre...
C’est pas dans un coin pourri C’est pas du côté de Paris C’est un bistrot tenu par un Dandy C’est pas l’coin des intellos C’est pas l’repaire des gauchos C’est un bistrot de campagne, eh oui
L’patron c’est un bonhomme pas très grand Qui a des yeux qui embrassent le temps Le temps des plus grands moments Où l’on se sent bien avec la terre entière Sûr qu'il est fier de son prénom Béni par les Dieux de la chanson Brel, Higelin, sont posés sur les murs Pour qu’ils protègent sa taverne et sa peinture Refrain Il joue sur le plateau un air de rien Un petit air qui vous fait du bien Ca attire un paquet de musiciens Il les accueille en virtuose d’un abord de copain. Il n’y croit pas mais sous son plafond Des jeunes ont démarré leur saison Comme une fée qui veille sur l’émotion De sa baguette il suit la route de ses rejetons Refrain Si les clients sont anonymes C’est pas pour ça qu’ils n’ont rien à dire Les grandes utopies viennent du bistrot Pour qui sait écouter, ça exclue les fachos Refrain Il joue pas les anars sur son bar Sa philosophie, c’est l’envie De découvrir, de dire, de lire, d’écrire Les fans de la haine, ça les fait souffrir S’il trinque avec le maire, c’est sincère Aux amoureux du monde, il lève son verre Chez lui l’ivresse ne vient pas d’la bière J’suis sûr qu’avec la limonade on s’rait aussi fier Refrain Eh Jacques tu t’en vas déjà, N’oublie pas ce que l’on te doit Les soirs où l’on devient tous poètes Sans modération pour une chansonnette
Qu'avez-vous fait de vos idées De vos espoirs de liberté Apprentis sorciers
Vous étiez de loin nos aînés Pour cela on vous admirait Arracheurs de pavés
Communautés de baroudeurs L'esprit de je m'en rêve ailleurs Peace and lover
L'anarchie dans la gibecière Trotsky Mao en partenaires Faut oser le faire
Tous vos discours, toutes vos ardeurs On les buvait attendant l'heure De les voir à l'honneur
C'était il y a plus de trente ans Luther King versait son sang Dylan chantait How many times ? D'autres marchaient sur Prague
Ne me dites pas c'est du passé Je vois bien que c'est oublié Apprentis sorciers
Peu d'entre vous ont résisté Beaucoup ont su bien profiter Arracheurs dépravés
A la tête de sociétés L'esprit prêt à boursicoter Price and loser
Troquer le hippie contre un treillis Plaquer Woodstock pour un Wall Street Osez la réplique
Expliquez-moi, je ne comprends pas Casser les murs et se caser Vous voulez le taire
C'était il y a plus de trente ans Au Biaffra on pouvait crever Ghandi nous faisait rêver Très loin, s'étendait le napalm
A nous les restes, les rejets Devant les ruines bouche bée Apprentis sorciers
La société n'a pas changé Toujours autant de lâcheté Arracheurs démasqués
S'il faut renier tous ses enfants Pour le paraître et le néant Lies and power
Que dira-t-on de nous dans trente ans A new York, en Afghanistan Les rues de Paris sans étudiants Mais la nuit, on n'y vend des enfants
Mais il en reste quelques uns Ermite de la Grande Idée Les poches vides, serrant les poings Peace and Dreamer
A parcourir les rêves sur les lèvres de la vie On finit par y habiter, naviguer sur les vagues des récits Et courir vers le vent, la mer qui cogne les récifs Ecrivain
teenager, sorti du théâtre de
l'ouïe
Côté face, à reluire ne pas briser les affections Côté pile à franchir, c'est de l'autre versant du pont La vie et ses doublures qui nous déclarent que rien n'est sûr Ecrivain baroudeur, armé de notes et de blessures S'il faut créer un monde de rencontres et de fortunes Puisons dans l'aventure aux lendemains que l'on parjure Et le soir enfumé où l'on délivre l'encre des mains Ecrivain bohémien, les idées planent sur le Loing
Des rivières du Nord au Sud qui berce les étoiles Atlantique, Amérique, des gens qui fuient l'ordre fatal L'aventure est un monde qui se parcourt au fond de soi Ecrivain voyageur le livre en live marque tes pas
Docteur, j'écris le mystère à deux faces de travers Votre îlot désormais navigue sur toutes les mers A quoi bon résister, les histoires fondent l'univers Ecrivain raconteur parfois tu joues avec l'enfer
A Robert Louis Stevenson j'ose dédier cette chanson Comme à tous ceux qui puisent dans leur vie une raison De parcourir le temps qu'on nous laisse jusqu'au dernier son La vie est un roman, l'écrit ne pose que des mots sillons
A parcourir les rêves sur les lèvres de la vie On finit par y habiter, naviguer sur les vagues des récits Et courir vers le vent, la mer qui cogne les récifs Ecrivain de la terre, donnez nous des mots pour l'hiver
Ecoute curé, je dis qu'ça l'fait Quand tu t'promènes dans tes idées Sans ton missel, sans ton armée Là j'devine qu'y a p't'être du vrai Si j'y crois pas , c't'à cause des autres Question d'morale, d'archevéché J'le suivrai pas comme un apôtre L'est bien trop fier d'sa vérité J'ai pas la foi, enfin j'crois pas J'aimerais pourtant voir l'au-delà
Merci quand même d'avoir passé Un peu de temps à m'expliquer J'en reviens pas qu't'aies pas cédé A tout c'qui m'plaît sur cette vieille terre L'amour que j'aime n'est pas vulgaire Pourquoi faudrait qu'j'sois austère ? L'amour des autres c'est pas gagné Y a pas qu'la Bible qui l'a r'marqué J'ai pas la foi, enfin j'crois pas J'aimerais pourtant voir l'au-delà
Y en a qui croient, sans aucun doute A ces gens là j'dis bonne route Dis à certains d'faire attention A leurs maudites intentions Aimer faire peur du haut d'la chair C'est un pêché pour Lucifer Laisse moi lire dedans un verre Que l'amitié se vit sur Terre J'ai pas la foi, enfin j'crois pas J'aimerais pourtant voir l'au-delà
Tu m'dis qu'là-haut y a l'Paradis Pour ceux qui triment par ici T'as p't'être raison mais si c'est une blague C'est l'alibi pour faire le mal Tout n'est pas noir chez vous aussi Des hommes se donnent pour la vie Mais dans tes rangs j'entends la guerre Et ça vraiment j'peux pas m'y faire
Ecoute curé, je dis qu'ça l'fait Quand tu t'promènes dans tes idées Sans ton missel, sans ton armée Là j'devine qu'y a p't'être du vrai Ne t'en fais pas je suis comme toi Un jour le monde s'arrangera Des p'tits Jésus y'en a un max Et quand j'les vois, j'deviens relax Y a dans leurs mots la vérité Et dans leurs yeux l'éternité Si t'as la foi, les oublie pas Fais qu'sur la Terre ils soient des rois. J'ai pas la foi, enfin j'crois pas J'aimerais pourtant voir l'au-delà
Rideau de fer à peine ouvert, tu débarques à Paris Sentir le vent d'Ouest, malgré la gare de l'Est Quitter tous ses amis, balayer les frontières Paris n'est qu'un pari J'irai sur l'Amérique
Week end dans quelques boîtes, t'as joué comme un dieu Jusque dans le métro, t'as relooké Hey Joe Les filles suivent des yeux, tes doigts, sûr, ça t'épate Paris n'est qu'un pari J'irai sur l'Amérique
Oh Lucky, la musique n'a pas de pays Ta guitare passera, bientôt tu s'ras là-bas aux Etats Oh Lucky, la musique n'a pas de pays Ta guitare passera, bientôt tu s'ras roi aux Etats
Visa, carte de séjour, il te reste juste le temps Consulats, écoutez, j'ai de quoi y aller Le Nouveau Continent m'attend dans quelques jours Paris n'est qu'un pari J'irai sur l'Amérique
D'abord le Canada pour un camp de transit L'approche est un peu triste, ne t'en fait pas j'y crois Je franchirai l'Atlantique en guitare électrique Paris n'est qu'un pari J'irai sur l'Amérique
Oh Lucky, la musique n'a pas de pays Ta guitare passera, bientôt tu s'ras là-bas aux Etats Oh Lucky, la musique n'a pas de pays Ta guitare passera, bientôt tu s'ras roi aux Etats
Pas de nouvelles depuis trois mois, le silence a du bon New York, Californie, les espaces infinis Déverse leur tes sons, les cordes vibrent pour toi Ta carte Merry Christmas nous arrive de l'Est
Reste auprès de moi Ne me regarde pas J'ai au fond de toi Des trésors à ne prendre que Lorsque tu iras Suivre dans mes pas Lire dans ma voix Le silence de la vie qui Voit le chant du vent Brise dans le sang La perle des ans Dis lui de vêtir l'habit du tant que nous aimons L'astre des moissons L'infime raison N'a pas fini de l'entendre Dire que loin d'ici La mer a remis Les lettres d'amis que tu ouvriras si tu me
Laisse-moi ta main D'or jusqu'à demain Vite l'innocence Je t'aime juste en silence
Reste auprès de moi Les larmes ont des yeux Celui qui les voit Trouvera le chant de la Berceuse qui endort L'enfant éclatant Il moque le temps La vie rêve de ses amants Tire les nuages Le noir qui s'efface Aux lumières du phare Qui nous guide dans les pages
Laisse-moi ta main D'or jusqu'à demain Vite l'innocence Je t'aime plus qu'un silence
Reste auprès de moi Ne me regarde pas J'ai au fond de toi Des trésors à ne prendre que Lorsque tu iras Suivre dans mes pas Lire dans ma voix Le silence de la vie qui Voit le chant du vent Brise dans le sang La perle des ans Dis lui de vêtir l'habit du tant que nous aimons L'astre des moissons L'infime raison N'a pas fini de l'entendre Dire que loin d'ici La mer a remis Les lettres d'amis que tu ouvriras si tu me
Laisse-moi ta main D'or jusqu'à demain Vite l'innocence Je t'aime jusqu'au silence
C'est dans la rue que l'on s'est connu C'est dans la rue que tu m'as reçu T'avais pas le temps mais t'as bien voulu Prendre un instant, casser le courant
Je te dois bien plus qu'une chanson Tu m'as construit comme ta maison Les murs, les toits, pavés d'illusion La porte ouverte sur l'horizon
C'est dans la rue que l'on s'est revu Et dans la rue, je crois, on s'est plu Tu parlais pas, mais t'écoutais là Tu bougeais pas, tu restais pour moi
Tu te souviens au bistrot du coin T'as aligné quatre de mes vers Ce quatrain né au pied d'un verre A retrouvé tout son univers
Je ne t'en veux pas si tu t'arrêtes pas Je ne t'en veux pas si tu ne restes pas Mais il faut pas que tu t'moques de moi Surtout quand je me donne à toi
Le fil du temps ne se casse pas Si je dis ça, c'est que je pense à toi Même si c'est sûr, on s'reverra pas J'ai pris tes yeux, jusqu'au bout de mes doigts
Et si demain, tu repenses à moi A ces instant où je te dois tant Si mes chansons résonnent entre temps Dans ta mémoire au bout d'une histoire
Ca voudra dire qu'au fond d'un regard D'une voix, d'un mot, il n'est pas trop tard Ca voudra dire qu'on a réussi A s'en aller, le temps d'un sourire
C'est dans la rue que l'on s'est connu C'est dans la rue que tu m'as reçu T'avais pas le temps mais t'as bien voulu Prendre un instant, casser le courant
Et aujourd'hui je veux applaudir Petits et grands qui peuplez mes dires Sur une place, vous êtes passés Sur une place, vous êtes restés
Aujourd'hui je veux m'incliner Face au public qui ose une pause Qui donne à ceux qui disent autre chose Sur une scène qu'il faut inventer
Aujourd'hui je veux m'incliner Face au public qui dit autre chose Qui donne à ceux qui osent une pause Sur une scène qu'on a inventé
A regarder de trop près les horizons lointains J'ai plié mon âme avec des rêves usés L'Etranger de Baudelaire "les nuages, les nuages Qui passent là-bas", j'les aime à en pleurer
Rejoins-moi dans la plaine Sans jouer avec le temps Allons seuls vers le vent Qui pousse les âmes en peine Nous franchirons la ligne Aux couleurs d'un beau soir Nous l'aimerons ce vent Qui pleure sur nos bonsoirs
C'était un soir de novembre La mer jetait ses vagues Tes yeux avaient vu les cendres Là où l'écume s'acharne Pas moyen de s'en sortir Les rêves sont au-délà T'as failli réussir Là où les pierres se noient
Rejoins-moi dans la plaine Sans jouer avec le temps Allons seuls vers le vent Qui pousse les âmes en peine Nous franchirons la ligne Aux couleurs d'un beau soir Nous l'aimerons ce vent Qui pleure sur nos bonsoirs
Ca ressemble à un voyage Au nord de l'Ecosse La mer a bien son village : Applecross Les enfants de ton sillage sont bien là, c'est pourquoi A l'ombre de ton visage We dream with your breath
Rejoins-moi dans la plaine Sans jouer avec le temps Allons seuls vers le vent Qui porte ceux qui s'aiment Nous franchirons la ligne Aux couleurs d'un beau soir Nous l'aimerons ce vent Qui pleure sur nos bonsoirs
Un voile dans l'infini O Springsteen Qui renverse la nuit Pour le spleen Que le Diable m'emporte Je veux qu'il me laisse Ces amours qui me portent Plus que la jeunesse
Pour chanter dans la plaine Ne jouons pas dans le temps Allons tous vers le vent Qui balaiera la haine Nous franchirons la ligne Aux couleurs d'un beau soir Nous l'aimerons ce vent Qui berce notre histoire