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CD Madame
1. Madame 
2. Cet aveu 
3. Les grandes dames 
4. La taverne de Jacques 
5. Peace and dreamer
6. Robert-louis Stevenson 
7. Ecoute curé 
8. Lucky 
9. Reste auprès de moi 
10. Dans la rue 
11. Ces amours qui me portent
12. Voices

Madame

A vous ici
A vous là-bas
Vous qui êtes sans visage
Vous qui êtes sans message
Tombée comme une fleur sauvage
Je vous aime malgré les orages

Sous la pluie
Sous mes pas
Dedans l'île de mes rêves
Berçant le flot des hôtesses
Vous êtes la chambre des promesses
Je vous aime pour cette caresse

Cris de folie
Cris de combats
Blessures immortelles
Plaintes et mots cruels
Enlacés dans le noir du ciel
Je vous hais en terres amères

Madame la vie
Je vous veux ici
Merci pour le silence
Pour le droit de l'existence
Dois-je le dire à l'enfance
Je vous aime, plus rien n'a d'importance
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Cet aveu

Même si les jours n’ont pas tenu leurs promesses
Même si les nuits ont refusé la tendresse
Nous passerons bien au-delà des miradors
Tendus vers les bras de l’automne qui s’endort
La fatigue a parfois mué nos rêves en pleurs
Quand la lenteur des ans couvre les sentiments
Ne soyons pas moqueurs de nos regrets voleurs
A de nombreux amants, il faut dire souvent
Qu’ils s’aiment, qu’ils s’aiment
 
La vanité des serments déverse des tourments
Moralité des humains déchire les romans
Nous passons au travers des coups et des revers
Pourvu que les regards se resserrent en hiver
La page qui se fige, la mort qui se défile
N’ont jamais pu maudire les mots que l’on désire
Entendus dans le vent, hurlés sur les vivants
Si vous êtes patientes, vous saurez que le temps
Vous aime, vous aime
 
Maintenant je vous dois de saigner la vertu
De soigner l’innocence et souiller l’amertume
Renier ce qui doit, étendre notre loi
La force des amants est de grandir par foi
Nous avons passé l’heure et le cadran du temps
Cette raison de vivre, il faut un jour le dire
Cet aveu qui me lie, au-delà du récit
C’est à vous qu’il s’adresse, à vous ô mon hôtesse
Je vous aime, je vous aime
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Les grandes dames

Les grandes dames, ne sont pas seulement filles de roi
Inspiratrices, conspiratrices, impératrices
Les grandes dames, ne sont pas seulement filles de bourgeois
Fières et superbes, comblées dans tous leurs apparats

Les grandes dames, moi je les vois au fond de toi
Celle qui se cache, croule sous les tâches et souris quelquefois
Les grandes dames ont le regard qui mène au combat
Princesses ou pas, elles affrontent, prennent de coups bas,
Personne ne le voit

Les grandes dames ne sont pas seulement divas,
Paillettes, sihlouettes à perdre la tête
Les grandes dames ne sont pas seulement femmes au pouvoir
Comme des hommes enivrés de coups de butoir

Les grandes dames, moi je les vois Place de Mai
Comme des folles, un cri sans voix pour toute éternité
Les grandes dames ont trop subi, de Belfast à Grozny
Devant les tirs, elles ont osé, elles sont la vérité

Les grandes dames, faut qu'on les voit, faut qu'on les aime
Comme des femmes, comme des mères, comme des reines
Et nous les hommes, qu'on prenne en elles
Cette promesse, cette caresse
L'amour offert au monde,
L'amour donné dans l'ombre...
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La taverne de Jacques

C’est pas dans un coin pourri
C’est pas du côté de Paris
C’est un bistrot tenu par un Dandy
C’est pas l’coin des intellos
C’est pas l’repaire des gauchos
C’est un bistrot de campagne, eh oui L’patron c’est un bonhomme pas très grand
Qui a des yeux qui embrassent le temps
Le temps des plus grands moments
Où l’on se sent bien avec la terre entière
Sûr qu'il est fier de son prénom
Béni par les Dieux de la chanson
Brel, Higelin, sont posés sur les murs
Pour qu’ils protègent sa taverne et sa peinture
 
Refrain
 
Il joue sur le plateau un air de rien
Un petit air qui vous fait du bien
Ca attire un paquet de musiciens
Il les accueille en virtuose d’un abord de copain.
Il n’y croit pas mais sous son plafond
Des jeunes ont démarré leur saison
Comme une fée qui veille sur l’émotion
De sa baguette il suit la route de ses rejetons
 
Refrain
 
Si les clients sont anonymes
C’est pas pour ça qu’ils n’ont rien à dire
Les grandes utopies viennent du bistrot
Pour qui sait écouter, ça exclue les fachos
 
Refrain
 
Il joue pas les anars sur son bar
Sa philosophie, c’est l’envie
De découvrir, de dire, de lire, d’écrire
Les fans de la haine, ça les fait souffrir
S’il trinque avec le maire, c’est sincère
Aux amoureux du monde, il lève son verre
Chez lui l’ivresse ne vient pas d’la bière
J’suis sûr qu’avec la limonade on s’rait aussi fier
 
Refrain
 
Eh Jacques tu t’en vas déjà,
N’oublie pas ce que l’on te doit
Les soirs où l’on devient tous poètes
Sans modération  pour une chansonnette
Taverne Jacques Taverne Jacques Taverne Jacques
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Peace and Dreamer

Qu'avez-vous fait de vos idées
De vos espoirs de liberté
Apprentis sorciers

Vous étiez de loin nos aînés
Pour cela on vous admirait
Arracheurs de pavés

Communautés de baroudeurs
L'esprit de je m'en rêve ailleurs
Peace and lover

L'anarchie dans la gibecière
Trotsky Mao en partenaires
Faut oser le faire

Tous vos discours, toutes vos ardeurs
On les buvait attendant l'heure
De les voir à l'honneur

C'était il y a plus de trente ans
Luther King versait son sang
Dylan chantait How many times ?
D'autres marchaient sur Prague

Ne me dites pas c'est du passé
Je vois bien que c'est oublié
Apprentis sorciers

Peu d'entre vous ont résisté
Beaucoup ont su bien profiter
Arracheurs dépravés

A la tête de sociétés
L'esprit prêt à boursicoter
Price and loser

Troquer le hippie contre un treillis
Plaquer Woodstock pour un Wall Street
Osez la réplique

Expliquez-moi, je ne comprends pas
Casser les murs et se caser
Vous voulez le taire C'était il y a plus de trente ans
Au Biaffra on pouvait crever
Ghandi nous faisait rêver
Très loin, s'étendait le napalm

A nous les restes, les rejets
Devant les ruines bouche bée
Apprentis sorciers

La société n'a pas changé
Toujours autant de lâcheté
Arracheurs démasqués

S'il faut renier tous ses enfants
Pour le paraître et le néant
Lies and power

Que dira-t-on de nous dans trente ans
A new York, en Afghanistan
Les rues de Paris sans étudiants
Mais la nuit, on n'y vend des enfants

Mais il en reste quelques uns
Ermite de la Grande Idée
Les poches vides, serrant les poings
Peace and Dreamer
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Robert-Louis Stevenson  

A parcourir les rêves sur les lèvres de la vie          
On finit par y habiter, naviguer sur les vagues des récits  
Et courir vers le vent, la mer qui cogne les récifs
Ecrivain teenager, sorti du théâtre de l'ouïe                  

Côté face, à reluire ne pas briser les affections
Côté pile à franchir, c'est de l'autre versant du pont
La vie et ses doublures qui nous déclarent que rien n'est sûr
Ecrivain baroudeur, armé de notes et de blessures
              
S'il faut créer un monde de rencontres et de fortunes
Puisons dans l'aventure aux lendemains que l'on parjure
Et le soir enfumé où l'on délivre l'encre des mains
Ecrivain bohémien, les idées planent sur le Loing

Des rivières du Nord au Sud qui berce les étoiles
Atlantique, Amérique, des gens qui fuient l'ordre fatal
L'aventure est un monde qui se parcourt au fond de soi
Ecrivain voyageur le livre en live marque tes pas

Docteur, j'écris le mystère à deux faces de travers
Votre îlot désormais navigue sur toutes les mers
A quoi bon résister, les histoires fondent l'univers
Ecrivain raconteur parfois tu joues avec l'enfer

A Robert Louis Stevenson j'ose dédier cette chanson
Comme à tous ceux qui puisent dans leur vie une raison
De parcourir le temps qu'on nous laisse jusqu'au dernier son
La vie est un roman, l'écrit ne pose que des mots sillons

A parcourir les rêves sur les lèvres de la vie
On finit par y habiter, naviguer sur les vagues des récits
Et courir vers le vent, la mer qui cogne les récifs
Ecrivain de la terre, donnez nous des mots pour l'hiver
Ecosse Ecosse Ecosse

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Ecoute curé

Ecoute curé, je dis qu'ça l'fait
Quand tu t'promènes dans tes idées
Sans ton missel, sans ton armée
Là j'devine qu'y a p't'être du vrai
Si j'y crois pas , c't'à cause des autres
Question d'morale, d'archevéché
J'le suivrai pas comme un apôtre
L'est bien trop fier d'sa vérité
J'ai pas la foi, enfin j'crois pas
J'aimerais pourtant voir l'au-delà

Merci quand même d'avoir passé
Un peu de temps à m'expliquer
J'en reviens pas qu't'aies pas cédé
A tout c'qui m'plaît sur cette vieille terre
L'amour que j'aime n'est pas vulgaire
Pourquoi faudrait qu'j'sois austère ?
L'amour des autres c'est pas gagné
Y a pas qu'la Bible qui l'a r'marqué
J'ai pas la foi, enfin j'crois pas
J'aimerais pourtant voir l'au-delà

Y en a qui croient, sans aucun doute
A ces gens là j'dis bonne route
Dis à certains d'faire attention
A leurs maudites intentions
Aimer faire peur du haut d'la chair
C'est un pêché pour Lucifer
Laisse moi lire dedans un verre
Que l'amitié se vit sur Terre
J'ai pas la foi, enfin j'crois pas
J'aimerais pourtant voir l'au-delà

Tu m'dis qu'là-haut y a l'Paradis
Pour ceux qui triment par ici
T'as p't'être raison mais si c'est une blague
C'est l'alibi pour faire le mal
Tout n'est pas noir chez vous aussi
Des hommes se donnent pour la vie
Mais dans tes rangs j'entends la guerre
Et ça vraiment j'peux pas m'y faire

Ecoute curé, je dis qu'ça l'fait
Quand tu t'promènes dans tes idées
Sans ton missel, sans ton armée
Là j'devine qu'y a p't'être du vrai
Ne t'en fais pas je suis comme toi
Un jour le monde s'arrangera
Des p'tits Jésus y'en a un max
Et quand j'les vois, j'deviens relax
Y a dans leurs mots la vérité
Et dans leurs yeux l'éternité
Si t'as la foi, les oublie pas
Fais qu'sur la Terre ils soient des rois.
J'ai pas la foi, enfin j'crois pas
J'aimerais pourtant voir l'au-delà
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Lucky

Rideau de fer à peine ouvert, tu débarques à Paris
Sentir le vent d'Ouest, malgré la gare de l'Est
Quitter tous ses amis, balayer les frontières
Paris n'est qu'un pari
J'irai sur l'Amérique

Week end dans quelques boîtes, t'as joué comme un dieu
Jusque dans le métro, t'as relooké Hey Joe
Les filles suivent des yeux, tes doigts, sûr, ça t'épate
Paris n'est qu'un pari
J'irai sur l'Amérique

Oh Lucky, la musique n'a pas de pays
Ta guitare passera, bientôt tu s'ras là-bas aux Etats
Oh Lucky, la musique n'a pas de pays
Ta guitare passera, bientôt tu s'ras roi  aux Etats

Visa, carte de séjour, il te reste juste le temps
Consulats, écoutez, j'ai de quoi y aller
Le Nouveau Continent m'attend dans quelques jours
Paris n'est qu'un pari
J'irai sur l'Amérique

D'abord le Canada pour un camp de transit
L'approche est un peu triste, ne t'en fait pas j'y crois
Je franchirai l'Atlantique en guitare électrique
Paris n'est qu'un pari
J'irai sur l'Amérique

Oh Lucky, la musique n'a pas de pays
Ta guitare passera, bientôt tu s'ras là-bas aux Etats
Oh Lucky, la musique n'a pas de pays
Ta guitare passera, bientôt tu s'ras roi  aux Etats

Pas de nouvelles depuis trois mois, le silence a du bon
New York, Californie, les espaces infinis
Déverse leur tes sons, les cordes vibrent pour toi
Ta carte Merry Christmas nous arrive de l'Est

Joyeux Noël Lucky, la musique s'efface
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Reste auprès de moi

Reste auprès de moi
Ne me regarde pas
J'ai au fond de toi
Des trésors à ne prendre que
Lorsque tu iras
Suivre dans mes pas
Lire dans ma voix
Le silence de la vie qui
Voit le chant du vent
Brise dans le sang
La perle des ans
Dis lui de vêtir l'habit du
tant que nous aimons
L'astre des moissons
L'infime raison
N'a pas fini de l'entendre
Dire que loin d'ici
La mer a remis
Les lettres d'amis que tu ouvriras si tu me

Laisse-moi ta main
D'or jusqu'à demain
Vite l'innocence
Je t'aime juste en silence

Reste auprès de moi
Les larmes ont des yeux
Celui qui les voit
Trouvera le chant de la
Berceuse qui endort
L'enfant éclatant
Il moque le temps
La vie rêve de ses amants
Tire les nuages
Le noir qui s'efface
Aux lumières du phare
Qui nous guide dans les pages

Laisse-moi ta main
D'or jusqu'à demain
Vite l'innocence
Je t'aime plus qu'un silence

Reste auprès de moi
Ne me regarde pas
J'ai au fond de toi
Des trésors à ne prendre que
Lorsque tu iras
Suivre dans mes pas
Lire dans ma voix
Le silence de la vie qui
Voit le chant du vent
Brise dans le sang
La perle des ans
Dis lui de vêtir l'habit du
tant que nous aimons
L'astre des moissons
L'infime raison
N'a pas fini de l'entendre
Dire que loin d'ici
La mer a remis
Les lettres d'amis que tu ouvriras si tu me

Laisse-moi ta main
D'or jusqu'à demain
Vite l'innocence
Je t'aime jusqu'au silence
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Dans la rue

C'est dans la rue que l'on s'est connu
C'est dans la rue que tu m'as reçu
T'avais pas le temps mais t'as bien voulu
Prendre un instant, casser le courant

Je te dois bien plus qu'une chanson
Tu m'as construit comme ta maison
Les murs, les toits, pavés d'illusion
La porte ouverte sur l'horizon

C'est dans la rue que l'on s'est revu
Et dans la rue, je crois, on s'est plu
Tu parlais pas, mais t'écoutais là
Tu bougeais pas, tu restais pour moi

Tu te souviens au bistrot du coin
T'as aligné quatre de mes vers
Ce quatrain né au pied d'un verre
A retrouvé tout son univers

Je ne t'en veux pas si tu t'arrêtes pas
Je ne t'en veux pas si tu ne restes pas
Mais il faut pas que tu t'moques de moi
Surtout quand je me donne à toi

Le fil du temps ne se casse pas
Si je dis ça, c'est que je pense à toi
Même si c'est sûr, on s'reverra pas
J'ai pris tes yeux, jusqu'au bout de mes doigts

Et si demain, tu repenses à moi
A ces instant où je te dois tant
Si mes chansons résonnent entre temps
Dans ta mémoire au bout d'une histoire

Ca voudra dire qu'au fond d'un regard
D'une voix, d'un mot, il n'est pas trop tard
Ca voudra dire qu'on a réussi
A s'en aller, le temps d'un sourire

C'est dans la rue que l'on s'est connu
C'est dans la rue que tu m'as reçu
T'avais pas le temps mais t'as bien voulu
Prendre un instant, casser le courant

Et aujourd'hui je veux applaudir
Petits et grands qui peuplez mes dires
Sur une place, vous êtes passés
Sur une place, vous êtes restés

Aujourd'hui je veux m'incliner
Face au public qui ose une pause
Qui donne à ceux qui disent autre chose
Sur une scène qu'il faut inventer

Aujourd'hui je veux m'incliner
Face au public qui dit autre chose
Qui donne à ceux qui osent une pause
Sur une scène qu'on a inventé
Dans la rue Dans la rue Dans la rue

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Ces amours qui me portent

A regarder de trop près les horizons lointains
J'ai plié mon âme avec des rêves usés
L'Etranger de Baudelaire "les nuages, les nuages
Qui passent là-bas", j'les aime à en pleurer

Rejoins-moi dans la plaine
Sans jouer avec le temps
Allons seuls vers le vent
Qui pousse les âmes en peine
Nous franchirons la ligne
Aux couleurs d'un beau soir
Nous l'aimerons ce vent
Qui pleure sur nos bonsoirs

C'était un soir de novembre
La mer jetait ses vagues
Tes yeux avaient vu les cendres
Là où l'écume s'acharne
Pas moyen de s'en sortir
Les rêves sont au-délà
T'as failli réussir
Là où les pierres se noient

Rejoins-moi dans la plaine
Sans jouer avec le temps
Allons seuls vers le vent
Qui pousse les âmes en peine
Nous franchirons la ligne
Aux couleurs d'un beau soir
Nous l'aimerons ce vent
Qui pleure sur nos bonsoirs

Ca ressemble à un voyage
Au nord de l'Ecosse
La mer a bien son village : Applecross
Les enfants de ton sillage
sont bien là, c'est pourquoi
A l'ombre de ton visage
We dream with your breath

Rejoins-moi dans la plaine
Sans jouer avec le temps
Allons seuls vers le vent
Qui porte ceux qui s'aiment
Nous franchirons la ligne
Aux couleurs d'un beau soir
Nous l'aimerons ce vent
Qui pleure sur nos bonsoirs

Un voile dans l'infini
O Springsteen
Qui renverse la nuit
Pour le spleen
Que le Diable m'emporte
Je veux qu'il me laisse
Ces amours qui me portent
Plus que la jeunesse

Pour chanter dans la plaine
Ne jouons pas dans le temps
Allons tous vers le vent
Qui balaiera la haine
Nous franchirons la ligne
Aux couleurs d'un beau soir
Nous l'aimerons ce vent
Qui berce notre histoire
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Voices

Laissez-moi dormir sur vos voix
Me porter à vous sur la soie
S'il faut me vêtir une dernière fois
Donnez-moi l'habit from the Island

Hometown, Yougstown
Children on the world
Women, and some men
All the voices of my life

Laisse-toi aimer pour ta voix
Nudité captive, hors de soi
Pleure celle qui berçait autrefois
Renais de celle qui croit en toi

Hometown, Yougstown
Children on the world
Women, and some men
All the voices of my life

Je veux m'endormir sur ta voix
Me laisser glisser sur la soie
S'il faut me vêtir une dernière fois
Donne-moi l'habit from the Island
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